Quand la fatigue l'emporte - Karen Daugherty

Mon blogue

Quand la fatigue l'emporte

Quand la fatigue l'emporte - Karen Daugherty

Même avec la meilleure volonté, je ne pouvais pas terminer ce dossier ce même jour. Je suis donc partie de mon travail avec un sentiment d’inachevé, très désagréable. J’ai même été tentée de revenir sur mes pas et de faire quelques heures supplémentaires, en plus de celles que je venais de passer dans mon bureau. Mais, tout de même, la fatigue l’emporta et je me suis dirigée vers ma maison, doucement. J’aime faire un détour pour profiter du panorama qui s’étend sous mes pieds, à un certain endroit de la ville. Je la vois, comme un tapis de maisons minuscules. J’imagine la vie des personnes qui y vivent. C’est un moment de détente que j’apprécie. Je n’ai, alors, pour seule compagnie, que mon imagination. J’évolue dans un monde que j’invente selon mes envies. C’est amusant et fascinant. Comme je suis aussi pragmatique, je redescends au bout de cinq minutes de contemplation.

Elles me suffisent à me remplir d’un bien-être réel. C’était exactement l’état que je souhaitais atteindre après cette journée insatisfaisante. J’ai commencé mon ascension de la rue avec des pensées tournées vers des choses importantes que je devais faire, comme de m’informer sur la possibilité de trouver un fournisseur de pavé uni montréal. J’ai songé que le moment de renouveler certaines peintures était venu. Les pensées se succédaient sans se ressembler, mais je n’arrivais pas à les organiser correctement. J’avais tant de tâches à organiser que je ne savais plus par laquelle commencer. Quand je suis parvenue tout en haut, le point de vue qui s’offrit à mon regard me rasséréna immédiatement, comme toujours. Et, pourtant, j’avais douté qu’il fût possible, ce soir-là, que je me détende. J’ai laissé mon imagination s’emparer des habitations et de leurs habitants.

Mon esprit créa des situations rocambolesques ou intrigantes, des moments de pure joie, des scènes délirantes. Après ces quelques minutes de déconnexion totale, je me suis sentie beaucoup mieux. J’ai relativisé mes problèmes professionnels et j’ai commencé à me projeter vers des moments agréables. J’ai appelé Sophie, pour lui confirmer ma venue à son anniversaire. J’ai envoyé un message à Magalie, pour lui souhaiter la bienvenue dans sa faculté de médecine et la féliciter. Pour finir, je suis passé voir Hector. Il m’a amusée avec ses jeux de mots intellectuels et il m’a cuisiné un merveilleux poulet. Finalement, j’ai réussi à passer une bonne soirée et, le lendemain, j’étais motivée pour commencer ma journée.