Mon nouveau cours de cuisine - Karen Daugherty

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Mon nouveau cours de cuisine

Mon nouveau cours de cuisine - Karen Daugherty

Je m’étais inscrite à des cours de cuisine, et je les débutais un samedi après-midi. Ils étaient dispensés par une enseignante très compétente qui avait été employée dans de grands restaurants. Le menu que nous devions préparer n’était pas divulgué sur le site Internet qui était dédié à ces « sessions culinaires extraordinaires », comme elles étaient décrites sur la publicité que j’avais vue, et qui m’avait décidé à m’inscrire. Nous avons été introduites dans la cuisine sophistiquée par une jeune femme aux cheveux ramenés en chignon, ce qui lui donnait un air sérieux malgré son sourire enjoué. Ce fut notre professeur qui nous a longuement décrit chaque étape que nous devrions suivre. Nous commencions par des bouchées de volaille au miel et au sésame. Nous pouvions les réaliser avec de la dinde ou du poulet, comme nous le souhaitions. Elle nous fit découper de fines tranches de filet dans un sens, puis dans l’autre.

Je parlais, pendant ce temps, avec ma voisine ; elle m’expliquait qu’elle avait eu un soin pour ses varices qui avait été épatant. Elle me donnerait les coordonnées du centre où elle était allée. Je m’appliquais à la découpe de la viande avec le couteau très effilé que notre enseignante nous avait recommandé d’apporter avec nous. Elle souhaitait que nous manipulions nos propres outils de travail pour nous les approprier. Avant tout, disait-elle, la cuisine est une affaire de confiance en soi, de réflexion, et de remise en question perpétuelle pour découvrir de nouvelles saveurs. J’étais attentive à son discours clair et intelligent qui présentait l’art culinaire comme un atout pour vivre dans notre société.

Elle continua à nous détailler le degré de cuisson que la viande devait atteindre dans le wok, après qu’elle a été badigeonnée du mélange de miel et de graines de sésame. Nous devions réserver le plat une fois qu’il fut prêt, et nous servir du fond de sauce pour colorer nos nouilles sautées. Un excès de soja étant à craindre, elle nous expliqua la dilution que nous devions opérer avec le produit en question. Nous n’avons fait cuire les nouilles dans de l’eau bouillante que deux minutes, puis nous les avons fait revenir dans le wok jusqu’à ce qu’elles soient souples mais moins pâteuses qu’après avoir été égouttées. Quand je rapportais à mon mari, le même soir, mes préparations culinaires, il fut subjugué par ce que j’avais produit et il m’encouragea à continuer mes cours de cuisine.