Conduire, c'est la liberté - Karen Daugherty

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Conduire, c'est la liberté

Mon oncle et ma tante, avaient participé aux frais que j’avais eus pour mon permis de conduire. J’avais promis que je passerais chez eux dès que l’occasion se présenterait. Je n’avais jamais conduit sur ce trajet, mais je le connaissais parfaitement. Comme je n’avais pas bougé de ma ville, puisque j’avais pris un condo dans le centre-ville, alors que mes parents habitaient encore en banlieue, j’avais été emmenée de nombreuses fois par ma mère et mon père jusqu’au domicile de la sœur de ce dernier. L’automobile familiale était petite et facile à stationner. J’avais conservé la mémoire de moments amusants, quand nous étions doublés par des véhicules plus puissants, par exemple. Devenir conductrice avait été un passage important dans ma vie, car ce changement avait transformé mon quotidien. Je parvenais plus vite au lieu où je travaillais et je pouvais me promener dans la campagne ou en ville, quand je le souhaitais.

Cette liberté était formidable. Mon projet de passer quelques jours chez mon oncle et ma tante, m’avait été inspiré par un film que j’avais vu quelques mois auparavant. Un jeune homme partait dans tout son pays en quête de sa famille. Il découvrait qu’une mosaïque incroyable la composait. J’avais tout de suite pensé, pendant le visionnement de ce long-métrage, que je pouvais faire comme lui. Je m’étais fixé une obligation d’un voyage toutes les six semaines chez des membres de ma famille. Renouer avec mes cousins Brigitte et Joseph avait été un grand moment. Découvrir le manoir de Jacques et Isabelle m’avait stupéfiée. Partir en randonnée avec Serge m’avait familiarisée avec la nature. Cécile m’a donné un très bon contact pour ma gestion de patrimoine. Avec eux, j’avais passé de merveilleux instants.

J’avais envisagé la possibilité de passer chez ce couple formidable en premier, ces deux personnes qui m’avaient beaucoup aidée financièrement, mais ils avaient été absents pendant deux mois. Dès leur retour, de nombreuses obligations les avaient empêché d’être présents à leur domicile pendant la fin de semaine, mon seul moment disponible. Je finis de travailler le jeudi soir et je ne reprends que le lundi matin. Ce temps de libre, je le mets à profit pour passer du temps avec les personnes que j’apprécie. Marcel et Ghislain, qui sont mes voisins, mais aussi des amis, arrosent mes plantes, si la température est trop élevée. Ils sont adorables et je ne manque jamais de leur rapporter un présent de mes visites familiales.